BLOG DES AMIS DE PAUL-ÉRIC BLANRUE --- ARCHIVES, ACTUALITÉS, PROSPECTIVES --- DÉMYSTIFICATION ET CONTRE-HISTOIRE

dimanche 23 juillet 2017

Qui arme Daech ?



ENQUETE - Des experts européens inventorient le matériel abandonné par le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie. Ce travail met en lumière le rôle trouble joué par l’Arabie saoudite.
(...)

Sur les armes, une histoire indélébile 


Les armes trouvées sur les champs de bataille sont comme des livres ouverts. Elles portent, inscrites dans l’acier, une histoire indélébile. Laquelle contredit les versions simplistes, en révèle parfois une autre, plus complexe, et ici, plus embarrassante pour les Saoudiens. Depuis des mois, les légions de Daech perdent du terrain, évacuent des faubourgs, des villages. Dans leur précipitation, les combattants abandonnent des caisses de munitions, encombrantes, impossibles à transporter dans l’urgence. Alors, en Irak comme en Syrie, les Kurdes de la milice YPG ou les forces antiterroristes du gouvernement de Bagdad les saisissent dans des caches improvisées, des caves, des garages, des cuisines. Le grand public l’ignore : les fusils d’assaut, les lance-missiles portatifs ou les obus possèdent un numéro de série frappé dans le métal, un pedigree, une signature riche de significations.
Pour faire parler cet ADN, des enquêteurs sont dépêchés sur le terrain au gré de l’évolution des combats et des stocks abandonnés par le groupe djihadiste. Ces experts en équipements militaires et en balistique identifient avec minutie les matériels, les évaluent et les inventorient, reconstituent leur parcours, sollicitent les fabricants et les gouvernements des pays dans lesquels ils sont produits. Leur but : mieux connaître Daech et dévoiler les trafics grâce auxquels l’organisation a prospéré sur le plan militaire, au point de longtemps tenir en échec la coalition internationale. Depuis juillet 2014, la société Conflict Armament Research alimente ainsi une base de données spécialisée. Ou comment ficher les armes utilisées par l’EI. Cette plateforme baptisée iTrace a été créée à l’initiative de l’Union européenne. James Bevan, le fondateur de Conflict Armament Research, s’intéresse plus particulièrement aux conditions dans lesquelles ces engins ont pu passer à l’ennemi. Ses onze experts en balistique écument l’Irak, la Syrie ou la Libye. En trois ans, ils ont déjà étudié et indexé 75.000 armes appartenant aux terroristes.


Des armes venues des Balkans


Partout, leur constat est le même. Certes, une partie de cet arsenal date des années 1980 et de la guerre Iran-Irak. Plus surprenant, les soldats de l’organisation terroriste manient aussi du matériel performant produit entre les années 2004 et 2015 par des industriels de la défense installés dans les Balkans. Au moment où l’agglomération de Mossoul est progressivement libérée, le général Yahya Rasool, porte-parole du ministère de la Défense à Bagdad, explique au JDD que les forces spéciales irakiennes n’ont pas achevé de lister les armes prises à Daech depuis le début de la bataille. Cependant, "il y en a une grande quantité, de toutes les origines", confirme-t-il, avant de préciser : "Et parmi elles, certaines sont de fabrication très récente." Dans la cité même, un journaliste de la chaîne libanaise AlMayadeen signale la présence de matériel en bon état, venant d’Europe centrale, dans les immeubles et les pâtés de maisons abandonnés depuis peu. À 3.000 kilomètres de là, en Libye, où les groupes de l’EI reculent, les observations ne varient guère. Les adjoints du général Abdulraziq Nadori, commandant les troupes du gouvernement de Tobrouk, assurent avoir fait de pareilles trouvailles, en particulier lors de la bataille pour la libération de Benghazi. Avec le temps, l’histoire des engins de mort se révèle aux experts.
Selon des données de la base iTrace, près de la ville de Baqr, en Irak, ce sont des roquettes antichars PG-7VM qu’utilisaient les soldats du califat. De manière certaine, ces projectiles modernes capables de percer le blindage des véhicules de la coalition ont été produits en 2010 en Bulgarie, à 250 kilomètres de Sofia. Leur numéro de série a permis de remonter jusqu’à l’usine du groupe Arsenal JSCo, près de la ville de Kazanlak. Dans les environs de Tikrit, en Irak, les armureries désertées par Daech recèlent des balles confectionnées en Serbie. Un poinçon atteste qu’elles proviennent de l’entreprise serbe Prvi Partizan AD, basée à Uzice, à 200 kilomètres au sud de Belgrade, et ont été fabriquées en 2009. Ces munitions-là, de type 7,62 X 54 mm R, imaginées au temps de l’Union soviétique, sont prisées des snipers en raison de leur longue portée et peuvent également approvisionner des mitrailleuses.
Ailleurs, les forces de la coalition ont confisqué des centaines d’AK-47, l’arme la plus répandue au monde. Depuis des décennies, l’entreprise russe Kalachnikov Group, à l’origine de sa mise au point en 1947, n’en produit plus. Mais nombre de sociétés la copient, en proposent des versions améliorées. Certains de ces fusils d’assaut pris à Daech, en particulier dans le nord de l’Irak, ont été assemblés dans les ateliers d’Arsenal JSCo, la société bulgare, en 2004. Sollicité par le JDD, son responsable, Hristo Ibouchev, un entrepreneur formé à HEC en région parisienne, n’a pas donné suite. L’un de ses cadres nous a cependant confié qu’il avait une grande habitude des commandes de Riyad à acheminer, "officiellement", en Arabie saoudite, même si personne n’était dupe de leur destination finale.

Des contrats saoudiens, des intermédiaires du Qatar


La présence de ces équipements récents entre les mains des terroristes n’étonne pas les spécialistes. La société britannique Armament Research Services emploie des experts en matériel de guerre et effectue régulièrement des missions pour le compte des Nations unies ou d’Amnesty International. Son directeur, Nic Jenzen-Jones, atteste lui aussi l’utilisation par Daech d’armes récentes fabriquées en Europe centrale. La plupart du temps, celles-ci arrivent jusqu’aux frontières des zones de guerre à la faveur de contrats signés entre les entreprises des Balkans et des représentants de l’Arabie saoudite, pour la majorité d’entre eux, mais aussi, dans une moindre mesure, d’intermédiaires venus du Qatar. Dans les pays d’Europe de l’Est, les proportions prises par ce commerce inquiètent. En Bosnie Herzégovine, les journalistes du site Organized Crime and Corruption Reporting Project se sont les premiers penchés sur ces activités générées par Riyad et portant sur des engins aux normes des armées du pacte de Varsovie, tels les AK-47. Jamais auparavant les monarchies du Golfe n’avaient pris l’habitude de faire leurs emplettes dans ces contrées en sélectionnant ce type de produits. Les régiments réguliers d’Arabie saoudite et du Qatar s’entraînent et se battent, en effet, avec des systèmes différents, aux normes de l’Otan.
Sur leur site, les investigateurs de Sarajevo ont mis en ligne un reçu signé du ministère saoudien de la Défense, daté du 28 mai 2013, qui valide la réception de plusieurs tonnes de ces armes confectionnées en Serbie – on y voit notamment transiter deux millions de cartouches de type 7,62 X 54 mm R, semblables à celles utilisées par les snipers de Daech près de Tikrit. Pour les organismes chargés de surveiller les transferts d’armes au niveau mondial, la multiplication des contrats entre l’Europe de l’Est et le Golfe relève d’une tendance de fond. Le 6 mars, à Bruxelles, le Conseil de l’Union européenne publiait ses traditionnels tableaux des exportations de matériels de guerre pour chaque pays membre. À cause du délai de certification des chiffres, ce document aride de 505 pages fournit des données validées jusqu’en 2015 seulement. Mais avec un souci d’exhaustivité. À sa lecture, on note, au chapitre de la Bulgarie, une hausse spectaculaire des ventes vers les pays du Golfe, Arabie saoudite en tête.
Les commandes de Riyad à Sofia, qui plafonnaient en 2013 à 1,2 million d’euros, ont grimpé à 85 millions d’euros en 2014, pour atteindre 92 millions en 2015. Soit une hausse de 7.500 % en trois ans, pour les seuls échanges saoudo-bulgares. Les achats portent sur des armes légères, fusils d’assaut, fusils longue portée, lance-grenades, lance-roquettes personnels. Globalement, entre 2014 et 2015, le ministère de la Défense bulgare a enregistré une croissance de 59 %, en lien avec le conflit en Irak et en Syrie. Sur la même période, la Serbie, qui ne compte pas parmi les membres de l’Union, n’a pas communiqué de données aussi précises. Mais les autorités de Belgrade ont reconnu un essor des ordres d’achats de Riyad, à travers 35 contrats passés en 2015.


Des stocks d'armes qui posent question


Ces transactions épousent la logique de la politique prônée par Washington. En 2009, un ancien militaire et ex-ambassadeur des États-Unis en Bulgarie, James Pardew, coordonnait auprès de l’Otan les programmes d’assistance pour l’Irak. À cette période, il suggérait déjà de se tourner vers les entreprises bulgares pour outiller les milices adoubées par la coalition. Dans un télégramme diplomatique confidentiel dévoilé par WikiLeaks, il invitait à prendre attache avec Arsenal JSCo et transmettait même les coordonnées téléphoniques des bureaux. Parce que "la société est reconnue pour la production des fusils d’assaut de type kalachnikov", écrivait-il. Les monarchies pétrolières du Golfe, en passant massivement des ordres d’achats en Bulgarie et dans les Balkans, ont, semble-t-il, suivi le conseil. Mais la possession par les soldats de Daech d’armes provenant de ces transactions soulève la question de leur distribution sur le terrain, et de leur suivi, à partir des localités proches des postes-frontières turcs, jordaniens et saoudiens, où elles sont transmises. Affrontements, embuscades, braquages sur la frontière turque, saisie d’arsenaux de l’armée irakienne ou des milices chiites… On songe naturellement à du matériel tombé accidentellement entre de mauvaises mains, à la faveur du chaos régnant sur place. Mais pour certains chargements, un autre scénario prévaut.
James Bevan confirme que ses experts de terrain réussissent à retrouver un grand nombre de documents contractuels, dès lors qu’il s’agit de produits fabriqués à partir des années 2000. "Nous avons commencé à voir des choses étranges il y a environ deux ans, avec des armes récentes provenant de pays d’Europe centrale et commandées par des agences saoudiennes." Le spécialiste exclut, dans plusieurs cas, des transferts accidentels ou des prises de guerre au coup par coup : "Les délais sont trop courts et les quantités trop spécifiques entre le moment où ces stocks quittent des entrepôts d’Europe centrale et celui où ils sont identifiés sur le terrain entre les mains de Daech." À Berlin, dans le quartier de Wedding, les militaires proches de l’Armée syrienne libre ne sont pas surpris. Mohamed Al-Kasim a personnellement assisté à des livraisons sur la route qui relie la frontière jordanienne à la région de la Ghouta, près de Damas. Il balaie l’éventualité d’une responsabilité de la famille royale saoudienne. Mais ses compagnons nuancent : "Au sommet de l’État saoudien, dans le premier cercle de pouvoir, les responsables veulent vraiment écraser Daech, c’est net. En revanche, au-dessous, il y a des soutiens. Certaines tribus ainsi que des hommes d’affaires considèrent ces gens comme des frères. Ils interviennent pour les aider et leur envoient de l’argent."
 Nous avons besoin d’exercer des pressions sur l’Arabie saoudite et le Qatar qui continuent à apporter un soutien financier et logistique à l’État islamique
Voici résumé, en quelques mots, le paradoxe des accusations de l’Arabie saoudite envers le Qatar. Ces deux pays sont les seuls à adhérer au wahhabisme, version archaïque d’un islam prétendument pur, adepte d’une application stricte de la charia, diffusé dans la péninsule arabique par un extrémiste religieux du XVIIIe siècle, Abd El-Wahhab. Mais depuis 2013, une autre organisation, aux velléités étatiques, se réclame également du wahhabisme : Daech. Faisant planer le risque d’une sécession à l’intérieur de cette branche de l’islam radical. Dans une interview télévisée en janvier 2016, Adel Al-Kalbani, une personnalité religieuse saoudienne, imam de la mosquée du roi Khaled à Riyad, a reconnu la nécessité d’un examen de conscience : "Ces terroristes ont défini leur idéologie à partir de ce qu’il y a écrit dans nos propres manuels, à partir de nos propres principes." Ses déclarations suivaient de quelques jours la publication du n° 13 de Dabiq, l’organe de propagande de Daech, qui appelait les wahhabites à se détourner de la monarchie saoudienne. De quoi séduire des chefs de tribu et des personnalités du monde des affaires, critiques à l’égard de la famille régnante. Sur les champs de bataille, ces subtilités expliquent comment des groupuscules djihadistes, tel le Front Fatah Al-Cham composé d’anciens d’Al-Qaida, ont pu obtenir quantité d’armes récentes, avant de rejoindre plus tard les rangs de l’État islamique. Au point d’être mieux équipés que les légions de l’Armée syrienne libre ou des milices kurdes YPG, pourtant alliés des Occidentaux au sol.


La légèreté coupable des Américains


Lors de la dernière campagne présidentielle américaine, à l’automne 2016, le piratage de la messagerie de Hillary Clinton avait dévoilé des e-mails dans lesquels ces dangereuses accointances étaient mises en question. Dans un mémo privé consacré à la situation au Moyen-Orient, John Podesta, ex-chef de cabinet de Bill Clinton et ancien conseiller de Barack Obama à la Maison-Blanche, écrivait à l’ancienne secrétaire d’État : "Nous avons besoin d’utiliser notre diplomatie et aussi les moyens plus classiques des services de renseignement pour exercer des pressions sur l’Arabie saoudite et le Qatar, qui continuent à apporter un soutien financier et logistique à l’État islamique." À Washington, le 6 juin, au  lendemain des contrats faramineux (400 milliards de dollars) annoncés entre Donald Trump et le roi Salman et quelques jours avant les accusations de Riyad contre le Qatar, le service de recherche du Congrès a rendu un rapport de 42 pages sur l’allié saoudien. Citant des sources diplomatiques américaines, l’auteur note que, en dépit des efforts sérieux de la famille Al Saoud, "l’Arabie saoudite abrite encore des individus et des entités qui servent de soutiens financiers aux groupes extrémistes sunnites". Mais le royaume n’est pas le seul fautif.
Dans son rôle de chef d’orchestre des opérations alliées contre l’EI, le département américain de la Défense fait preuve, lui-même, d’une coupable légèreté. Ainsi, un audit parlementaire du 25 mai attire l’attention des élus sur la gestion peu scrupuleuse de l’aide militaire aux Irakiens et aux Kurdes. Au cours des années budgétaires 2015 et 2016, le Pentagone a dépensé 2,3 milliards de dollars à ce titre, alloués par la Chambre des représentants et le Sénat. Or, si la plupart des acquisitions de matériel militaire sont correctement renseignées, leur livraison et leur répartition sur le terrain, en Irak ou au Kurdistan, demeurent pour l’essentiel inconnues. Un portail Web créé pour la circonstance, dont l’accès est restreint, a pourtant été mis en fonction afin que les élus américains puissent avoir une visibilité sur ces transports. Sans résultat. Au Pentagone, les responsables des opérations en Irak s’en sont excusés, invoquant la complexité d’utilisation de la plateforme Internet. Avec le plus grand sérieux, ils reconnaissent leur difficulté à en comprendre le mode d’emploi.
Par Guillaume Dasquié

vendredi 21 juillet 2017

Tragédie : BHL n'aime pas l'originalité de Bricmont et Blanrue !


Paru dans Le Point 
Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy, 20 juillet  2017  

Misère et déshonneur du Monde diplomatique

(…) Le Monde diplo, rhabillé sur Internet de garamond et de noir et rouge, fait part de la grande, de l'ébouriffante nouvelle : un plein dossier, vingt ans d'archives, et " en accès libre " s'il vous plaît ! sur l'auteur de ces lignes, qualifié de don Corleone, d'oligarque, de mystificateur, de diable incarné et, last but not least, de représentant "significatif" du "système". 
(…) puisque l'occasion m'en est donnée, je ne résisterai pas au plaisir de dire ce que je pense de ce mensuel auquel j'ai donné, en 1975, du temps de la révolution portugaise, l'un de mes tout premiers textes mais qui n'a plus, aujourd'hui,  du Monde que l'actionnariat, de diplomatique que le titre et de respectable que le souvenir de ses lointains fondateurs. 
(…) Il faut savoir que c'est l'endroit où les thèses conspirationnistes en général trouvent l'écho le plus complaisant : conspirationnisme dur de la professeure Annie Lacroix-Riz réhabilitant, dans une conférence aux Amis du Monde diplomatique de Montpellier, le mythe fascisant de la synarchie... conspirationnisme à peine plus soft du négationniste Jean Bricmont longtemps préposé, dans le journal, au traitement de l'actualité éditoriale antiaméricaine et antisioniste... (…) Il faut lire pour y croire le compte rendu flatteur (août 2009) du livre Sarkozy, Israël et les juifs, où l'antisémite Paul-Éric Blanrue se demande si la France est devenue " un pays sioniste " – ou la première recension (novembre 2004) de l'ignominie d'Alain Ménargues intitulée "Le mur de Sharon" et expliquant la barrière de sécurité d'Israël par un atavique "séparatisme juif" inspiré du "Lévitique". 
(…)
Il y a des lieux comme ça.
Des attracteurs du pire.
Des aimants noirs, magnétisant ce qu'une époque produit de plus calamiteux.
(Etc.)

MANQUE DE BOL POUR CE RIGOLO : QUEL HISTORIEN A ÉTÉ ÉDITÉ PAR "LE POINT" EN 2012

BLANRUE !




jeudi 20 juillet 2017

Reuters : "L'administration Trump a décidé de mettre fin à un programme secret de la CIA entraînant et armant certains groupes rebelles syriens contre le gouvernement de Bachar al Assad."

WASHINGTON (Reuters) - L'administration Trump a décidé de mettre fin à un programme secret de la CIA entraînant et armant certains groupes rebelles syriens contre le gouvernement de Bachar al Assad, a-t-on appris mercredi de deux responsables américains.Cette suspension, qui concerne essentiellement les groupes affiliés à l'Armée syrienne libre (ASL) dans le nord-ouest et le sud de la Syrie, était voulue par l'allié principal du régime syrien, la Russie.Elle intervient dans le cadre d'une politique d'amélioration des relations avec Moscou, précise un des responsables. Le soutien de la Russie ainsi que de milices appuyées par l'Iran a permis à Damas de se maintenir, à l'issue de six ans de conflit.Le programme de la CIA, lancé en 2013, relevait d'une stratégie de renversement d'Assad privilégiée alors par le président Barack Obama, mais il a eu peu de succès, ont noté sous le couvert de l'anonymat ces deux responsables proches du dossier.Interrogée sur cette mesure révélée mercredi par le Washington Post, la porte-parole de la Maison blanche Sarah Sanders s'est refusée à tout commentaire lors d'une conférence de presse, tout comme la CIA.La décision a été prise en lien avec le conseiller à la sécurité nationale H.R. McMaster et le directeur de la CIA Mike Pompeo, avant la rencontre Trump-Poutine du 7 juillet lors du sommet du G20, ont souligné les deux responsables.Elle ne relève pas des négociations entre Washington et Moscou sur l'instauration d'une trêve dans le sud-ouest de la Syrie, ont-ils ajouté.Les relations de Donald Trump avec le Kremlin sont suivies avec attention par le Congrès américain, sur fond d'enquête sur l'ingérence russe dans la campagne et sur des soupçons de collusion entre Moscou et son équipe de campagne.(...) Le programme de la CIA avait ses écueils, rapporte en outre un des responsables américains, des rebelles armés et entraînés par ce biais ayant ensuite rejoint les rangs de l'organisation Etat islamique (EI) et d'autres groupes djihadistes.Des membres de l'administration Obama avaient déjà défendu une suspension du programme pour cette raison.En parallèle, les initiatives de l'armée américaine en vue d'entraîner, d'armer et d'appuyer par des frappes aériennes d'autres groupes rebelles syriens et notamment les Forces démocratiques syriennes (FDS), se poursuivront, ont confirmé les deux responsables.Du côté de l'ASL, on déplore la décision américaine, tout en soulignant que d'autres pays - Jordanie, Arabie saoudite, Qatar et Turquie - continuent de fournir une aide."A l'évidence, cette décision aura des conséquences sur le théâtre syrien, en particulier dans le nord et le sud du pays. L'arrêt de l'aide à l'ASL par la communauté internationale renforcera la main d'Assad et des groupes extrémistes", a déclaré un commandant de l'ASL.Soutenus par la Jordanie, les groupes affiliés à l'ASL dans le sud de la Syrie ont permis de contenir des groupes djihadistes comme l'ex-Front al Nosra et ont lancé une offensive contre l'Etat islamique.Dans le Nord-Ouest, les groupes de rebelles "modérés" ont été souvent submergés par les djihadistes et l'aide a été déjà suspendue temporairement."Les Américains nous informent qu'ils ont conclu des accords sérieux avec les Russes. Les Américains disent qu'ils ont une nouvelle stratégie en Syrie qui n'est pas semblable à celle de l'époque d'Obama", a commenté un autre commandant de l'ASL."Est-ce que c'est dans notre intérêt ? Bien sûr que non. Nous attendons de voir."Mis à part les bombardements de représailles menés début avril après une attaque au gaz chimique imputée au régime, l'administration Trump n'a pas étendu les limites de l'engagement militaire américain en Syrie définies par l'administration précédente.(John Walcott et Ayesha Rascoe, Julie Carriat et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

vendredi 23 juin 2017

"LE LIVRE NOIR DES MANIPULATIONS HISTORIQUES" : LE NOUVEAU LIVRE EXPLOSIF DE PAUL-ÉRIC BLANRUE !





Grâce à ce Livre noir, traversons trois millénaires d’histoire et déjouons les manipulations qui minent notre parcours ! 
D'Abraham à Jésus et au Suaire de Turin, de Napoléon à Hitler et Che Guevara, de la malédiction de Toutânkhamon aux assassinats de JFK et Martin Luther King, des folies de Néron à celles (supposées) de Marie-Antoinette, des Templiers aux francs-maçons et au Ku Klux Klan, des crânes de cristal de l'Atlantide à Nostradamus et aux prophéties de saint Malachie, de la légende dorée de Galilée à la légende noire de Lucrèce Borgia, du mythe de la papesse Jeanne à la fable de l'évasion de Louis XVII, des idées fausses colportées sur les sorcières médiévales à la réputation sulfureuse de Nietzsche, des Protocoles de Sages de Sion à la manipulation de Carpentras, l’historien Paul-Éric Blanrue bouscule les idées toutes faites et brise les tabous. 
En 45 chapitres et trois annexes, ce Livre noir de plus de 430 pages nous présente un panorama de l’histoire mondiale enfin épurée de ses fables convenues, des mensonges officiels, des manipulations de toutes sortes que des truqueurs lui font subir. Fruit de 30 ans d’études, cet ouvrage offre au lecteur le meilleur de l’oeuvre démystificatrice de Paul-Éric Blanrue. 
Dans son introduction, l’auteur déclare : « D’expérience, je ne crois pas que notre époque soit disposée à entendre tout ce que je dévoile dans ces pages... » Une bonne raison pour nous plonger dans cette chasse à l’imposture, qui ne laissera personne indifférent ! 
Un livre que tout honnête homme se doit de posséder dans sa bibliothèque.


« Blanrue, censuré à perpétuité ».
Le Monde

« Défendre le point de vue de Blanrue 
aujourd’hui c’est exactement courageux dans cette ambiance de merde... » 

Étienne Chouard

« Ton travail pose un sérieux problème aux censeurs ! »
Jean Bricmont

« Blanrue est plus chomskyen que Chomsky »
Élisabeth Roudinesco


« Blanrue a écrit un livre épouvantable... »
Florian Philippot

Spécialiste de la détection des mystifications, l'historien et essayiste Paul-Éric Blanrue a pour objectif de participer à la formation d’une capacité d’appropriation critique du savoir humain. Auteur d’une vingtaine de livres et de plusieurs documentaires filmés ayant souvent suscité la polémique, il se situe dans une tradition historico-critique qui se réclame de la pensée de Voltaire.

Sortie le 12 juillet prochain !

EN PRÉCOMMANDE À CETTE ADRESSE :